Bordeaux Trip

EN ROUTE VERS BORDEAUX ET LOYOLA
Par Mme Lacasse

Le 3 avril 2017, en route vers le 4 !

Envolée sans soucis, de jeunes voyageurs qui impressionnent déjà par leur savoir-vivre, dans l’aéroport comme dans l’avion. Plusieurs passagers et même deux douaniers français (!) voulaient connaître qui était l’ « équipe » Bordeaux-Loyola. Mme Lacasse, Mme Nadeau et M. Cyr se sont bien sûr chargés de leur répondre : la MEILLEURE équipe, cela va de soi !

C’est Paris qui nous accueille ; un premier croissant qui fait du bien ! Et que dire du café – du vrai !

Stephen Morello, aux yeux d’aigle, se distingue déjà par son sens de l’orientation et sait mener son groupe.

Nos lits sont encore bien loin : encore une douzaine d’heures qui répareront le sommeil quasi inexistant à bord de l’avion, films, jeux et énervement du départ obligent. M. Cyr obtient le prix de l’activité la plus originale : la lecture d’un bon livre sur le … football, voyons donc !

Quelques minutes avant notre vol pour Bordeaux. Certains garçons dorment debout et réussissent à se déplacer les yeux presque fermés. À CDG, déjà à 6 heures, des milliers de personnes se déplacent. Nous précédaient à notre porte d’embarquement des passagers pour Prague ; on ne peut que rêver à notre prochaine destination !

En attendant, on essaie de fermer l’œil – ou les deux, quelques minutes à tout le moins !

Tivoli nous attend : tous dormiront bien ce soir, mais pas tout de suite !

À demain, donc !

Les valeureux vingt-trois vaillants!

Mardi 4 avril

Tous arrivés sains et saufs à Bordeaux, quoiqu’un peu endormis !
Accueil chaleureux à l’aéroport Mérignac : nos amis bordelais brandissent moult affichettes et drapeaux de la France et du Canada. Plusieurs sont heureux de se retrouver. Merci de votre accueil, Mme Leroy et M. Auzèmery !
Un petit nuage flotte quand même sur la tête de Mme Nadeau : sa si jolie valise, surnommée affectueusement Clémentine et pourtant si repérable grâce à sa couleur éponyme, manque à l’appel. Nous quittons l’aéroport dans l’espoir de retrouver le bagage resté à Paris…

Belle arrivée à St-Joseph-de-Tivoli, sous un soleil radieux ; la douceur du temps nous ravit et nous réchauffe le cœur. Les frères bordelais prennent bien soin de leurs hôtes : visite du Collège, ballon-panier dans la cour, lunch sur place, re-ballon-panier dans les cour et balade dans le splendide parc Bordelais où on aperçoit même un splendide, majestueux et quelque peu terrifiant porc basque qui trône de façon imposante au sein de la population animale d’une jolie fermette. Les pommiers sont en fleurs, les glycines aussi. Les élèves jouent au soccer, d’autres se reposent, quand même un peu sonnées du voyage et sans façon, Mme Nadeau et Mme Lacasse supervisent le tout, confortablement installées au pied d’un vieux platane.

C’est ensuite une représentation théâtrale contemporaine qui nous attend, le fruit du travail de l’option théâtre des lycéens. Nos Loyoliens sont placés dans les deux premières rangées qui bordent la petite scène. Tous (élèves et adultes) lutteront vaillamment contre une violent envie de dormir pendant les quelque 75 minutes que durera la présentation magistrale.

Le prix d’endurance est décerné d’office à Leighton Geraghty qui a fait preuve d’une grande maitrise de ses paupières, a vaillamment et triomphalement réussi à garder, c’est le cas de le dire, la tête bien haute pendant toute la durée de la pièce. Bravo Leighton, tu as sauvé notre honneur !

Un pot d’honneur a été partagé avec nos familles-hôtes, venues chercher leurs Canadiens. Tous sont heureux, beaucoup sont fatigués, tous se coucheront tôt ce soir.

Bonne nuit, à demain !

Mercredi 5 avril

Les premiers cours pour nos élèves en sol bordelais : constats divers, intéressants à discuter !
Après le lunch, grande activité sportive : mur d’escalade et badminton-till-you-drop !
Prix de l’araignée décerné à Xander Gott, insatiable grimpeur qui a découvert sans nul doute une nouvelle passion ! Prix de la versatilité décerné à Stephen Wight : un grimpeur spectaculaire et un preste badmintonien aux réflexes aiguisés, malgré un manque flagrant de sommeil !
Après trois heures d’activités sportives, tous retournent en famille. Bonne nuit !

Au moment de vous envoyer cette missive, Mme Nadeau a le bonheur de vous annoncer que Clémentine est de retour au bercail. C’est Mme Lacasse qui est contente de ne plus avoir besoin de partager ses vêtements avec sa colocataire

Demain, le Jardin Public, pique-nique et le Bordeaux médiéval, témoin incontestable du passage des pèlerins de Compostelle.

Les jeudi 6 et vendredi 7 avril

Jeudi ensoleillé ; la journée par excellence pour découvrir Bordeaux-centre. Tous partent à pied (plusieurs ne se doutent pas encore combien il est nécessaire de marcher pour bien découvrir les attraits d’une ville !)

Premier arrêt, le palais Gallien, témoin de la période romaine du 1er siècle. 15000 personnes prenaient place pour assister aux combats de gladiateurs, entre autres.

Nous quittons à regret pour emmener nos ‘gladiateurs’ découvrir la Place de Quinconces, le monument aux Girondins et les colonnes rostrales, témoins incontestés du passé nautique et commercial de Bordeaux. 

Première vue de la Garonne, qui coule à nos pieds. Courte pause dans le Jardin Public, pour reposer quelques pattes fatiguées. Le soleil est de la partie ; on oublie facilement la neige et la pluie…

Et c’est le retour à Tivoli – à pied, bien sûr - pour la détente du midi. Nous nous joignons ensuite à M. Auzèmery et son groupe de 5e, pour la visite du Bordeaux médiéval, là même où sont passés des milliers de pèlerins en route vers St-Jacques de Compostelle. Nous nous y rendons en autobus et en tramway (Bombardier) dépaysement assuré. Félicitations à Gregory Wight, futur ambassadeur, qui a profité du voyage pour expliquer à une Bordelaise intriguée notre présence à Bordeaux.

Après avoir passé l’imposante Porte Cailhau les élèves, en petits groupes guidés, découvriront la maison du marchand, la minuscule rue du Muguet, la grosse cloche et surtout … le glacier ! Quoi de mieux pour encourager ces jeunes découvreurs… http://decouvrirbordeaux.com/visites-insolites-de-bordeaux/visite-du-bordeaux-medieval/

Tous sont heureux de retrouver leur famille pour récupérer des 17, 1 km marchés aujourd’hui.

Un vendredi qui s’annonce encore plus estival qu’hier.
Une fois les devoirs terminés dans l’avant-midi, direction Miroir d’eau, visite promise, hier. 

Nicholas Saldanha, baigneur émérite, a fait l’expérience d’un bain « rafraichissant », observé de près par Zachary Zarlenga, qui n’en croyait pas ses yeux.
Magasinage en règle, sur Sainte-Catherine (la plus longue rue commerçante d’Europe) – et on dit que les filles aiment davantage le magasinage, ha ! Carlo Ramadori triomphe dans ses achats.

C’est ensuite le Musée d’Aquitaine qui nous accueille.

Tous y trouvent leur compte et apprécient la variété des expositions à découvrir. Andreas MacCallum von-Hahn fut conquis par les mosaïques romaines. Futur archéologue, sans doute !

Et, insatiables, nous retournons sur la rue St-James, pour assouvir la soif de …. magasinage de Justin Néemeh, entre autres, infatigable mais convaincant !
Et fidèles à notre tradition pédestre établie hier, quand même ( !) nous repartons, à pied pour Tivoli, au plus grand bonheur (c’est selon…) de tous !

Et le week-end débute ainsi, chaque famille repart avec son correspondant pour les activités prévues : le match de ‘foot’ Metz-Bordeaux samedi, Arcachon, la dune du Pyla, le Cap-Ferret, etc. Nous découvrirons avec bonheur ce que nos garçons auront découvert dans leur famille, selon l’accueil légendaire bordelais.

Les samedi 8 et dimanche 9 avril

Une fin de semaine de détente pour nos voyageurs, en famille.
Peut-être moins pour certains…
Félicitations, toutefois et malgré tout, à Benjamin Paquet d’avoir échappé à une énième commotion cérébrale en se contentant d’une mini-fracture, mais fracture quand même, aaaaargh ! – au poignet gauche.
Jamais plaisant, mais on fait attention en planche à roulettes, il le faudra maintenant !

Nos hôtes bordelais se sont dépassés, d’autant qu’il a fait un radieux soleil, qui s’est même permis de grimper jusqu’à 26 degrés, dimanche !

Lundi 10 avril

Notre 7e jour en France, notre premier en Espagne.
Départ pour Loiola ; tous sortent d’un sommeil trop court et se retrouvent à Tivoli pour 6 heures. Tous les Loyoliens et 115 Tivoliens, leurs accompagnateurs et les animateurs pour ce mini-pèlerinage en Espagne. Thomas Khairy impressionne par sa capacité à s’endormir quasi instantanément. Vive les sommes en autobus…

Arrivée vers 11h30 à Urrestilla : de là, nous débutons notre marche vers Loiola. Après un voyage sous un ciel brumeux, un soleil resplendissant nous accompagne. Ce village historique est tout de même un des buts de notre voyage : nos jeunes ambassadeurs de Loyola High School se rendant sur les lieux mêmes où a vécu Saint Ignace.

Ce sera ensuite une montée assez escarpée par endroits, pendant une heure et demie : nous verrons des moutons peureux, des chevaux en liberté, des ânes sympathiques et plusieurs chiens gardant les petites fermes que nous croisons, peuplées d’innombrables poules pas du tout incommodées par les quelque 150 personnes qui passent sur leur chemin…

Enfin, le hameau d’Oñatz, où les pèlerins se reposent et cassent la croûte : superbe dôme herbeux, avec, en contrebas, Loiola-Azpeitia, qu’on devine à travers les arbres, dans la vallée. Les flancs rocheux des Pyrénées se dressent derrière nous, majestueux à souhait. Un vent frais soutient les cœurs et le soleil réchauffe les marcheurs.

Nous descendons vers Loiola-Azpeitia qui nous attend, nichée en contrebas.
La basilique trône en son centre ; nous nous y rendrons pour nous regrouper et réfléchir un peu aux prochaines heures vécues sur les pas de Saint Ignace ; le sympathique père Henri Michardière, sj, nous accompagne. Tous entonnent Ad Majorem Dei Gloriam, que nos Loyoliens reconnaissent comme un des chants de nos célébrations loyoliennes. La basilique résonne de jeunes voix ( et de plus…vieilles ( !) ; c’est Saint Ignace qui doit sourire…

Nos voyageurs sont ensuite accueillis au centre spirituel Loiola, habituellement réservé à des groupes ou des retraitants adultes. Nos élèves font honneur par leur comportement silencieux et respectueux. Même Luca Rienzo, se trompant de chambre, a réussi à ne pas déranger une religieuse qui faisait un somme sur son lit : quelle délicatesse !

Le repas communautaire finit par arriver pour rassasier les plus voraces affamés : tous mettent la main à la pâte pour préparer les tables, les desservir et les dresser ensuite pour notre déjeuner demain ; adressons nos félicitations à Stephen Wight pour l’excellence de son service et l’innovation qu’il a su apporter à l’art de l’origami de serviettes en papier !

Après une belle relecture de la journée, tous se retirent dans leurs chambres.
Au silence monacal qui règne autour de ma chambre, j’ose espérer que tous dorment à poings fermés, surtout après un autre 17 kilomètres de marche aujourd’hui !

Je profite donc des petites heures de cette belle nuit basque pour me retirer moi aussi.

En todo amar y servir.
ML

Mardi 11 avril, 2e journée en Espagne

Visite et découverte de Loiola.

Après une nuit réparatrice pour tous, nous quittons à regret le centre de Spiritualité qui nous a si bien reçus ; encore une fois, le comportement et le sérieux de nos ‘retraitants’ a impressionné plus d’une ‘hermana’, ravie d’avoir découvert des jeunes hommes si disciplinés. Il faut dire que garder un silence quasi total pendant plus de 8 heures mérite des félicitations, étonnées, il faut bien le dire, mais sincères .

Et la journée se déroule d’activités en découvertes : la Santa Casa, maison familiale où naquit notre Ignatio, en 1491. La Basilique nous révèle quelques-unes de ses splendeurs et un diorama fort instructif permet à tous d’en apprendre davantage sur la vie du Saint. Le tout entrecoupé de moments de réflexion et de discussion, menés par d’anciens enseignants de Tivoli, toujours fidèles à revenir en Espagne pour accueillir les jeunes pèlerins tivoliens et loyoliens, maintenant : une passion des jeunes toujours présente et édifiante pour les enseignants qui ont la chance et le bonheur de travailler à leurs côtés.

Benjamin Blanshay impressionne par sa grande capacité d’écoute et sa soif d’apprendre. Visite et séjour inoubliables au pays basque, celui d’Ignace, qui a changé tant de vies. Voyons voir ce qu’il adviendra de nous et de nos voyageurs !

Le retour en France s’effectue sans encombres. Tous retrouvent leur famille respective, éreintés, mais toutefois heureux.

Mercredi 12 avril

Un mercredi bien tranquille, qui débute par une arrivée tardive à l’école, histoire de refaire le plein de sommeil. C’est le ‘déjeuner’ des Loyoliens : tous au Bistro Régent. Sincère merci à la famille Blanshay pour sa délicatesse et sa générosité. Quoi de mieux ensuite qu’une (autre !) balade à pied le long de la Garonne, jusqu’au quai des Chartrons. C’est Roberto Lato qui était contenter de déguster sa énième glace, en grand épicurien qu’il est !

Jeudi 13 avril

Le grand rabbin nous accueille à la Grande Synagogue. Rencontre émouvante et belle occasion de réflexion et d’échanges. Prière en hébreu et une autre toute loyolienne d’action de grâces. Les garçons ont la chance d’échanger et de poser leurs questions à un rabbin à l’écoute et présent aux jeunes. La question du jour – comme quoi aucune question (ou presque…) n’est saugrenue : comment font les chauves pour faire tenir leur kippa ? La réponse vous parviendra par votre voyageur préféré… Merci à Alec Oltaci d’avoir offert les remerciements d’usage en notre nom. Un autre futur ambassadeur, peut-être ?

Nous assistons ensuite à une belle messe du Jeudi Saint à Tivoli : la chorale et des musiciens assurent l’animation de cette liturgie. This little light of mine…

En soirée, repas d’adieu où se retrouvent Bordelais et Montréalais, jeunes et moins … jeunes.
Belles discussions, rires et échanges, riches du séjour et d’une nouvelle complicité créée.
Demain, déjà, notre dernière journée bordelaise…

Vendredi 14 avril

Après deux heures de travail matinal - histoire de finaliser dans la joie (!) les devoirs apportés de Montréal, nous quittons pour une séance de magasinage libre. M. Cyr en profite pour faire découvrir à Gabriel Fontana, le lieu du Grand Hôtel de Bordeaux, où se trouve le restaurant du célèbre Gordan Ramsay. Notre futur grand chef est aux anges !

Après un magasinage fructueux, la Cathédrale Saint André nous ouvre ses portes. Tous traversent par la suite au Centre Jean-Moulin, résistant-martyr français qui marqua fortement la période d’occupation allemande de Bordeaux durant la seconde Guerre mondiale ; ses restes sont d’ailleurs placés au Panthéon de Paris. Visite guidée privée fort intéressante et touchante ; nos élèves impressionnent encore une fois par leur sérieux et leur comportement affable. Aydan Guzevicius apprécie à juste titre les informations et la qualité des artéfacts présentés, tout en posant des questions intéressantes, tandis que Michael Nudo – futur historien, peut-être ? – semble bien touché par la teneur des événements historiques qu’il découvre et approfondit.

On ne saurait se promener près de la Cathédrale sans s’arrêter sur la rue Verteuil pour honorer (!) de notre passage un collègue et enseignant de notre école. Chose promise, chose due, monsieur de Verteuil ! Par sa grande taille, Trevor Ennis a su pointer avec exactitude la petite rue, afin que notre ami puisse reconnaître nos efforts pour trouver « sa » rue !

Un dernier arrêt sustentatoire à un endroit fortement recommandé par Mme Leroy elle-même, épicurienne spécialiste des douceurs : le magasin Les Dunes blanches. Il faudra demander à Gregory White la description de ce délice, puisqu’il en a fait l’expérience gustative avec bonheur ! Il porte peut-être même encore à la bouche des traces de ce sucre blanc délicieux qui a donné son nom à ces merveilleuses petites bouchées…

Une dernière soirée en famille pour tous, avant de retrouver les nôtres.
Le temps a filé, le soleil a brillé, de si beaux moments ont passé.

Les valises sont bouclées, il se fait tard.
Mais Bordeaux a sommeil, et nous aussi.

Nous repartons le cœur et la tête remplis de nouvelles amitiés, d’expériences variées qui demeureront à plus d’un titre inoubliables.

Merci de votre accueil et de votre présence, amis bordelais !